Portail des Arts de la Marionnette - Le Lab



Mot de passe oublié ?
Pas encore inscrit ?

Adresse

Portail des Arts de la Marionnette - Le Lab
7 place Winston Churchill
08000 Charleville-Mézières
France 
+33 (0)3 24 33 72 50
contact

Appuis, Signalement (Heggen, Claire (1946))

Type de fiche vocabulaire* :
Signalement
Forme de l'expression :
mot
Langue de l'entrée :
Français
Classe syntaxique :
nom
Genre :
masculin
Nombre :
pluriel
Aire(s) géographique(s) d'usage :
Enonciateur(s) - Identités :
Type de discours :
pédagogique
Définition :
[définition originale] "Pour avoir une bonne relation avec l'objet et au spectateur à travers l'objet, il est nécessaire d'avoir une bonne relation avec le sol. Le sol est un matériau à partir duquel on peut s'ériger, se déplacer ou s'ancrer... La sensation des appuis est donnée par la répartition du poids du corps sur les zones de pression du pied sur le sol et du sol sur le pied. Dès que l'on transporte le poids de son corps dans une direction, ces zones de pression se déplacent sous les pieds. Un fil à plomb passant verticalement par le centre de gravité de l'acteur tombe au centre de sa base de sustentation entre deux pieds et appuis symétriques. L'objet possède son propre centre de gravité. Dans la relation de l'objet et de l'acteur, les centres de gravité respectifs peuvent se superposer. Mais, quand l'objet s'écarte de l'acteur, un troisième centre de gravité se constitue entre les deux. Le corps de l'acteur est légèrement transporté dans la même direction et les pieds indiquent l'altération de l'équilibre de départ par un déplacement des zones de pression sous les pieds. L'acteur peut choisir de suivre cette indication de l'objet, et accéder au désir de celui-ci d'aller plus avant. L'objet devient alors moteur dans un rapport de porgressivité envers le corps décentré de l'acteur. Le regard du spectateur se dirige vers l'objet. L'extrémité mène la base. L'acteur peut aussi résister à ce déplacement en fixant solidement ses pieds au sol et en s'interdisant le moindre écart. Il y a des chances que le regard se porte sur les deux, objet et corps centré et fixé de l'acteur. Quand les pieds deviennent moteurs par le déplacement des zones de pression des appuis, l'objet se trouve alors dans un rapport de dégressivité. La base mène l'extrémité située dans l'objet. Le spectateur regarde la base et l'origine du mouvement. A partir des appuis solides de l'acteur dans le sol, peuvent se construire d'autres appuis dans le corps à des niveaux différents (par exemple à partir du bassin, du thorax, d'une épaule, etc.) ou dans l'objet même. S'appuyer sur le vide. Il importe de mettre en relation les appuis des pieds sur le sol avec l'appui de la main sur/dans l'objet, au-delà de l'objet. Le corps de l'acteur traversé se trouve à la fois conduit, conducteur et médiateur. Cela peut aller jusqu'à une ligne d'expansion étirée entre les deux extrêmes : un de ses deux appuis confirmant la pression dans le sol en le maintenant solidement en place, et au-delà de l'objet. "Les mains sont faites pour contacter et les bras pour pousser les mains, et le tronc pour pousser les bras, et les jambes pour pousser le tronc, et le sol pour servir d'appui, et le reste est littérature." [Etienne DECROUX, Paroles sur le mime (nouvelle édition revue et augmentée), Gallimard, Paris, 1963] Dans ce cas, le corps est engagé à ses propres risques dans un décentrement dépensier au bénéfice de l'objet. On pourrait dire alors, en paraphrasant Decroux, que : "C'est dans l'inconfort du marionnettiste que la marionnette est à l'aise."" (Français)

Accueil

Accueil

Sélection de la langue