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Taema ou la fiancée du timbalier

Interprètes de l'œuvre :
Philippe Joseph, interprète
Rina Tomaselli-Gualezzi, interprète
Marcelle Margas, interprète
Jean-Pierre Lescot, interprète
Pierre-François Lucas, interprète
Type d'œuvre :
Spectacle
Nature de l'œuvre :
Version d'Œuvre
Date de l'oeuvre :
1981
Lieu d'origine de l'oeuvre :
créé au Centre d'Action Culturel de Marne-la-Vallée
Sujet de l'oeuvre :
Le vieux roi de Taema vient de mourir. La Chuchoteuse, jouant de la lâcheté et de l'appétit de pouvoir des uns et des autres, entraine le pays dans le chaos et la haine. Une guerre est déclarée et les hommes réquisitionnés pour aller se battre. Parmi eux un timbalier, obligé de quitter sa fiancé. La guerre s'avère sanglante ; traumatisé par la cruauté et la mort, le timbalier erre sur le champ de bataille, sans autre souvenir que son amour. La Chuchoteuse veut profiter de cette épave pour accroître la confusion et persuade le nouveau roi de prendre pour gendre le timbalier, qu'elle présente comme le héros des combats.
Histoire de l'oeuvre :
Ce spectacle a fait date dans l'histoire du théâtre d'ombres. S'éloignant de la tradition, Jean-Pierre Lescot y expérimentait de nouvelles possibilités de cette forme d'expression. S'éloignant de la précision graphique des cartons découpés plaqués sur l'écran, se détachant nettement grâce à une lumière fixe, il élabore un théâtre d'ombres en mouvement. Ses ombres sont fabriquées en carton découpé pour les têtes et en tissu pour les corps. Elles sont ainsi souples, vivantes, elles vibrent, ondoient, enflent, tournent sur elles-mêmes pour presque disparaître quand elle ne laissent plus voir que leur tranche. En les approchant ou les éloignant de l'écran immense, Lescot arrive même à leur donner une matière, de l'épaisseur ou au contraire de la transparence. Grâce au tissu, il colore aussi les ombres en rouge, ocre, sépia. La lumière elle-même est mouvante, multiple, elle permet de dédoubler les ombres quand elle provient de plusieurs sources à la fois. Dans cette grande fresque lyrique, Jean-Pierre Lescot insiste donc sur la mobilité des silhouettes, renforcée par les jeux de lumière et la transparence des tissus, dans la volonté de créer des images expressionnistes. Lescot a aussi fait un travail sur le souffle et la musicalité des mots. Outre de nécessaires passages descriptifs et narratifs, son spectacle est ainsi joué dans une langue inventée primitive (le gromelang), plus expressive qu'explicative. Ses sonorités étranges s'harmonisent avec l'expressionnisme visuel du spectacle et surtout avec la musique originale, composée spécialement pour entrer en dialogue avec l'image.

Équipe artistique

Exécution(s) connue(s)

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